Avril 2011 - c'est la réalisation d'un rêve: un trek de 4 jours sur le Camino Inca, en chemin vers le Machu Picchu au Pérou. Jusqu'à nos jours, plusieurs mystères subsistent sur l'Empire Inca. Il atteint son apogée au cours du siècle précédant l'arrivée des conquistadors (1532). C'est un coin du monde fascinant, aux paysages exceptionnels.
J'en reviens tout juste. Voici "à chaud" mes impressions de ce voyage unique que j'ai pu partager avec 7 autres québécois (Hélène, François, Lynn, Paul, Claire et Marie-Laurence), avec 2 guides dévoués, Robert (de Karavaniers, Montréal) et Ricardo (d'Unitour, Cuzco) ainsi que 14 personnes de l'équipe locale d'Unitour (porteurs, chef et assistant-chef).
L'essentiel ayant été de marcher, de humer, de savourer, de vivre le moment présent, je vous prie de pardonner les inexactitudes qui pourraient se glisser tout au long de ce blogue. Il s'agit bien d'impressions de voyage et non d'un article d'une spécialiste touristique de la région.
Samedi 16 et dimanche 17 avril 2011
Un premier vol Montréal - Miami, un deuxième vol Miami - Lima et un troisième vol Lima - Cuzco se déroulent sans anicroches. Pas de retard et bagages entiers. Notre guide, Robert de Karavaniers ainsi que Vico d'Unitour nous accueillent chaleureusement (Paul, François, Lynn et moi) à l'aéroport de Cuzco. Ça débute bien, sauf que... un aliment non frais (qu'on soupçonne être un jus d'orange) cause une intoxication alimentaire qui me rend malade dès la sortie du dernier vol. De malaises en malaises (je ne tolérais même pas l'eau) m'empêchent de joindre le groupe pour la visite du marché de Cuzco et de la Place d'Armes. Je reste au lit avec un énorme mal de bloc et un haut-le-coeur constant.
En quechuan, Cuzco signifie "le nombril du monde". Elle est la plus ancienne ville d'Amérique du sud ayant été continuellement habitée. Il s'y mêle l'art, la musique, l'architecture, la cuisine et les fêtes, toutes les manifestations possibles entre la culture espagnole et inca.
L'hôtel Amaru de Cuzco est charmant. La chambre que je partage avec Hélène a une vue exceptionnelle sur la ville.
Grâce aux bons soins d'Hélène et de Robert et de CIPRO, j'ai pu me remettre sur pied et participer aux visites du lendemain. Fiou!!!
Lundi 18 avril 2011
Après un copieux déjeuner (auquel je n'ai pas souscrit), nous rencontrons notre sympathique guide local, Ricardo. Nous nous déplaçons en mini-bus vers les sites archéologiques de Sacsayhuaman, de Pisac et de Ollantaytambo.
Sacsayhuaman est un site important tant au plan religieux que militaire. Il signifie "faucon satisfait" en quechuan. Il ne reste aujourd'hui que 20% des constructions originales suite à la conquête espagnole de 1536. Le site se compose de 3 zones avec des fortifications en zigzag sur 3 niveaux. Certaines pierres sont immenses! Ricardo donne des explications en espagnol, puis Robert traduit en français. Tous les aspects et toutes les hypothèses sur la culture Inca sont abordés.
Prochaine destination: Pisac, début de la Vallée Sacrée. Pisac est célèbre pour ses cultures en terrasses.
3e destination du jour: Ollantaytambo. Village charmant et très achalandé car il est le point de départ et d'arrivée du train qui le relie à Aguas Calientes, au pied du Machu Picchu.
Ce village fut constamment habité depuis le XIIIe siècle. Il est constitué de petites boutiques d'artisans, d'un marché de vendeurs de produits locaux et de restaurants. Une imposante circulation d'autobus de touristes y rend la marche un peu difficile et la poussière omniprésente. Toutefois, ses deux sites archéologiques importants le rend incontournable. Il fut une forteresse redoutable et avait pour les Incas une importance autant religieuse que militaire.
Le vent a donné à ce pin un aspect singulier
Le temple cérémoniel n'a jamais été terminé
Notre guide Robert en pleine explication
Le soir venu, nous couchons Chez Doris, une auberge familiale. La nourriture typique de la région est très bonne et, pour ma part, l'appétit revient. Le coucher est tôt car demain matin à 8 heures c'est le départ pour le trek.
Mardi 19 avril 2011
Nous nous réveillons à 7 heures. Nous devons préparer nos bagages pour le trek et laisser nos habits de ville chez Doris. Le sac que nous confions aux porteurs ne doit pas dépasser 7 kilos. Ceux-ci transportent également la nourriture, l'eau, les tentes et tout le matériel requis. C'est un casse-tête pour plusieurs... Les kilos supplémentaires se retrouvent dans notre sac de jour!
Le déjeuner de crèpes et de fruits est copieux et les "adios" à Doris et ses enfants chaleureux!
Le mini-bus nous amène à Ollantaytambo, point de départ du trek, soit environ 25 minutes de trajet. Partout, nous observons la pauvreté des péruviens. La route n'a qu'une seule voie; ce n'est pas facile lorsqu'on rencontre un véhicule venant en sens inverse! Le paysage magnifique contraste avec toute cette pauvreté.
Quelle surprise à l'arrivée de voir tout ce monde! 500 personnes par jour sont autorisés à cheminer sur le Camino Inca. Tous partent le matin, d'où l'affluence.
Nous sommes 7 voyageurs en plus de notre guide Robert. L'équipe locale est constituée de 15 individus, incluant le guide local, Ricardo. Notre groupe de 23 personnes n'est donc pas le seul... Nous devons passer un premier contrôle après la pesée des porteurs. Leur charge doit respecter un poids limite par individu. À la suite de cette pesée, nous serons autorisés à débuter notre marche.
Plusieurs porteurs sont pieds nus dans des sandales fabriquées de pneus recyclés. Ces hommes plutôt trapus, transportent sur leur dos jusqu'à 30 kilos de matériel! Ils sont vraiment robustes! Il faut savoir que le tourisme est très important pour l'économie locale. Ces porteurs sont fiers d'avoir du travail, même s'il est dur.
Nous attendons patiemment et c'est seulement vers 10h30 que notre groupe franchi le contrôle. Chacun doit produire son passeport et notre guide nous remet un document pour nous identifier et prouver que nous avons payé le montant du permis pour le Camino Inca.
Le soleil brille, il fait 26 degrés. Le paysage est exceptionnel et le sentier agréable. Après une première montée exigeante, le sentier alterne entre descentes et montées.
Nos yeux ne sont pas assez grands pour contempler le Mont Veronica!
Cimetière andin
Un petit cochon bien docile et Paul qui adore les animaux!
Au dîner, quelle surprise! Les porteurs ont monté une tente cuisine et une tente repas.
Nos tables sont recouvertes d'une nappe. Un plat d'eau chaude et du savon a été préparé pour chacun de nous afin de nous laver les mains et le visage avant le repas.
Nous retirons nos bottes et nous nous prélassons un peu au soleil pendant que le "chef", qui a revêtu sa toque blanche pour l'occasion, termine les derniers préparatifs du repas.
Le dîner est succulent; un jus de fruits nous est servi pour nous désaltérer, puis une entrée d'avocat sur feuille de salade et sa vinaigrette, ainsi qu'un délicieux potage à la citrouille. Le plat principal est composé de riz blanc, d'une salade Wardolf à la sauce veloutée avec fromage et poulet. Des carottes et des fèves vertes sont servis en accompagnement. Tout le monde est au paradis!
L'après-midi n'est pas trop difficile, 4 kilomètres de montées, de descentes et de plat, en alternance dans le magnifique paysage de la cordillère des Andes.
Un porteur nous dépasse...
Nous arrivons à notre premier campement à 17h15; les tentes sont déjà montées et l'équipe locale s'affaire à préparer le souper pour 19h. Pendant ce temps, nous nous rafraîchissons, changeons de vêtements et relaxons.
Quel spectacle avant la tombée du soir!
Pour souper, on nous sert une soupe de légumes parfumée à la coriande, une entrée de truite frite et sa sauce, un plat de pâtes avec légumes et oeufs accompagné de petites patates rissolées.
Après les pêches du dessert, le chef nous sert un "Pisco Sour" de son cru qui a causé pas mal d'émotions!
On nous initie à la tisane Muna (plante mentolée qui pousse en altitude) et à la tisane de feuilles de Coca pour contrer les effets de l'altitude. Ça fonctionne, parole de Chantal!
On ne se fait pas prier pour se coucher tôt. Il fait noir à partir de 18h et la température baisse rapidement dès le coucher du soleil.
Nos nuits sont agitées car nous devons nous adapter aux effets de l'altitude et aux bruits ambiants. Les coqs, en particulier, qui chantent assez tôt et sont nombreux, nous réveillent fréquemment.Pour ma part, un petit mal de tête me rappelle qu'on est à 2910 mètres d'altitude; rien de grave qui ne peut disparaître rapidement avec 2 petites Tylenol.
Mercredi 20 avril 2011
La brume nous encercle au lever. Nous avons bénéficié d'une température très douce pour notre première nuit. Un petit plat d'eau chaude ainsi qu'une tisane de Coca nous attend a la porte de notre tente. Nous avons 30 minutes pour emballer nos effets personnels, nous laver et nous habiller avant le déjeuner. Le campement est situé dans un "mini" hameau ayant une école primaire (très primaire...) et un petit centre médical avec un médecin "ambulant".
Le magasin général... qui accepte Visa et Mastercard...
Notre déjeuner est composé d'un gruau au chocolat, d'une crèpe aux fruits et de pain grillé avec confiture. Hélène sort son beurre de peanuts, qui fait le délice de plusieurs d'entre nous.
Tout le monde est joyeux et fébrile puisque le jour 2 du trek est le plus exigeant. Nos guides nous présentent les porteurs individuellement et nous faisons de même.
La pause de l'avant-midi nous permet de rencontrer la petite Shirley
Les enfants péruviens sont vraiment mignons!
Vers 11h45, nous arrêtons pour le dîner. Le rythme est bon puisque nous sommes en avance de 45 minutes sur l'horaire (l'altitude est de 3780 mètres). Et oui, il y a une horaire même en trek!!! L'équipe locale n'a pas finie de s'installer. Nous en profitons pour nous reposer un peu.
Le menu est encore étonnant: des egg rolls au poulet avec une sauce délicieuse, suivi par une soupe de pâtes et de légumes, une assiette de crudités avec un "cygne" en décoration! Le plat principal est composé de riz et d'un steak à la poèle.
Après le dîner nous devons affronter le 4200 mètres... un pas à la fois... C'est pas facile... Pour ma part, c'est l'exercice physique le plus difficile que j'ai eu à vivre dans ma vie! Au top, nous avons pris quelques photos, tous très fiers d'avoir relevé le défi! À des fins statistiques: 4 heures de marche en avant-midi, suivi de 3h30 de marche en après-midi.
Paul et Hélène, Robert, Chantal, Claire et Marie-Laurence
Lynn et François
(Ricardo prend la photo)
Claire, Marie-Laurence, François, Chantal, Lynn et Ricardo
Paul et Hélène
(Robert prend la photo)
Comme tout ce qui monte redescend, la descente est à la hauteur de la montée: abrupte et difficile avec ses centaines de marches de pierre.
Des toilettes à la turque en route
Nos muscles sont fatigués et le sac à dos nous parait bien lourd! L'arrivée au campement, avec son "raccourci vers la plage", est la bienvenue!
Une petite game de poker avant le souper. Robert a quatre as!!!
Un autre souper réconfortant nous fait vite oublier nos petits bobos: Soupe de légumes parfumée à la coriande, spaghetti au poulet et aux légumes, gratiné de chou-fleur, bananes au sirop (désolée, je n'ai pas de photo cette fois...). Les porteurs ont, eux aussi, relevé le même défi que nous en cette 2e journée de trek avec bien plus de poids que nous. Ce sont des SUPERMAN!
À ma demande, notre guide Ricardo nous parle du "Sentier lumineux" qui a fait tant de ravages au Pérou. C'est très intéressant mais bientôt nos paupières tombent toutes seules. On se couche pas mal de bonne heure (8h30)! Pour les frileux et les frileuses, on nous remet une bouillotte. C'est du grand luxe!
La nuit est plus fraîche mais je n'ai pas froid. Seule la chute qui coule à proximité de nos tentes me rappelle que la toilette est pas mal loin pour une petite randonnée nocturne à la lueur de la lampe frontale. Je tente plutôt de me rendormir après mes 2 Tylenol.
Jeudi 21 avril 2011
Réveillée par ma vessie qui menace d'éclater (!), je me lève à 5h45. Brève toilette, habillage et séance de "paquetage" des effets personnels.
Au déjeuner, une omelette à la saucisse de porc et au piment. Chocolat chaud et rôties au beurre de peanuts d'Hélène. Notre ami François en profite pur nous révéler que tout ce que ça lui prend dans la vie, c'est sa compagne, Lynn, et du beurre de peanuts! C'est ti-beau ça!
Le départ est en ascension, mais n'a rien à voir avec la veille La journée est plus relaxe.
Nous visitons des sites Inca durant le parcours entre autres Sayaqmarka qui était un vraie petite communauté.
Nous avons fait quelques minutes de recueillement ai laissé une pierre en guise de remerciement à la Terre mère au deuxième pic de 4000 mètres.
À quelques pas du site du dîner, on commence à voir du bambou:
Le dîner est succulent: poulet à la plancha, riz et plat de légumes accompagné d'une sauce chaude à base de fèves. Délicieux!
L'après-midi nous réserve une marche d'une heure et demie seulement. La nature est splendide et plus tropicale. C'est très humide!
À l'arrive à notre campement, on peut voir au fond de la vallée le village d'Aguas Calientes. Le Mont Machu Picchu est visible mais pas le site archéologique encore...
Après avoir fait notre toilette, nous avons servi la collation à l'équipe locale. Nous leur chantons des chansons québécoises accompagné par l'harmonica de François. C'est assez sympathique! Les porteurs tapent dans les mains et sont tout sourire!
Après ce spectacle improvisé, nous leur remettons les pourboires d'usage. Ils semblent très heureux et nous leur manifestons notre reconnaissance pour tous les efforts qu'ils font pour nous faciliter la vie dans cet environnement assez loin de notre quotidien nord-américain... Le chef, Elios, nous remercie chaleureusement par un petit discours. Ces hommes sont très gênés... malgré tout, les poignées de main et même quelques accolades se manifestent. Le salaire qu'ils reçoivent d'Unitour et de Karavaniers est dûrement gagné. Nous leur disons qu'ils sont nos SUPERMAN! Ils comprennent complètement l'analogie! Superman est vraiment un personnage universel! Sans le tourisme, cette région serait tout à fait désoeuvrée... Il comptent beaucoup sur les treks pour faire vivre leur famille - il n'y a pas de travail et aucun autre débouché. Ça réconforte ma petite conscience car on peut aussi interpréter ce genre de voyage comme une exploitation du peuple péruvien. Mais, de ce que j'en ai vu, ce n'est pas le cas. Ils sont très fiers de leur travail.
Le dernier souper en camping est composé d'une soupe de vermicelles, de riz, d'un ragoût de boeuf et de légumes et de chou-fleur gratiné. À la fin du souper, notre guide Robert demande à chacun de décrire les points forts du voyage. Les éléments qui sont relevés le plus souvent sont "les paysages", "les sites archéologique étonnants", "l'organisation", les "explications des guides". Demain, vendredi, dernière journée du trek qui se terminera à Aguas Calientes.
Vendredi 22 avril 2011
Le temps frais est magnifique. Le paysage de notre campement au petitmatin est sensationnel!
Nous déjeunons dehors et, surprise, un magnifique gâteau "Bienvenu au Machu Picchu" nous attend!!!
Le gâteau est fait au bain-marie!
Notre déjeuner se compose de gruau aux pommes, d'un sandwich jambon-fromage, de tartinade de confitures et du gâteau. C'est, encore une fois, étonnant et délicieux!
Après le déjeuner, nous en profitons pour effectuer un tirage avec des effets que nous désirons donner aux porteurs (lunettes de soleil, chasse-moustique, pantalons, bas, couvertures d'aluminium, etc.). Le tirage a beaucoup de succès et il y en a pour tout le monde!
La marche est toute en descente durant l'avant-midi. Nous visitons le site de Phuyupatamarka.
Le paysage est de type "amazonien" (fougères, bambou, etc) et la température extrêmement humide.
Le clou du dîner est la visite du site "petit Machu Picchu". Spectaculaire!
Nous dînons sur le site dans une salle multi-fonctionnelle: riz, côtelettes de porc, salade de betteraves et Jell-O pour dessert. C'est, encore une fois, très bon!
L'après-midi s'est déroulé en descentes et en montées en alternance en direction du Machu Picchu. Toujours des paysages exceptionnels!
Quizz des voyageurs
Qui a dit la phrase suivante: "J'ai pas mal hâte de me laver la raie!". La réponse à la fin du texte...
Notre groupe avait un excellent sens de l'humeur. Nous avons beaucoup ri de tout et de rien.
Le clou de la journée, sinon de la semaine, fut lorsque nos guides nous ont demandé, à la fin d'une montée assez exigeante, de fermer nos yeux.
Ils nous ont placé en ligne, côte à côte et après un enthousiaste "3 - 2 - 1", nous avons ouverts les yeux sur le MACHU PICCHU qui apparait devant nous dans toute sa magnificence! Plusieurs d'entre nous ont les larmes aux yeux. Nous sommes arrivés à la Porte du soleil, une des 8 portes donnant accès au Machu Picchu et sûrement, à cause du point de vue, la plus spectaculaire. Quelqu'un joue de la flûte de paon et les autres visiteurs présents à la Porte du soleil nous applaudissent.
Les guides ont encore une surprise pour nous; ils sortent de leur sac à dos à malices (...) une bouteille de mousseux et des verres de plastique pour célébrer notre arrivée.
Ils nous remettent une croix andine en pendentif que nous porterons fièrement jusqu'à la fin du voyage.
Remis de notre première forte impression du site, nous avançons sur une terrasse surélevée surplombant le site pour nous rendre au terminus d'autobus qui nous amènera à Aguas Calientes. La visite "officielle" a lieu samedi.
Le trajet en autobus, d'une vingtaine de minutes, se fait sur une route de terre battue, en lacet, à une seule voie. La rencontre d'autobus venant en sens inverse est assez périlleuse! Les chauffeurs péruviens sont hardis!
Le village d'Aguas Calientes (qui veut dire "Eaux chaudes"), au pied du Machu Picchu, est gai et chaleureux. Beaucoup de restaurants typiques et de boutiques.
Nous couchons à l'hôtel Continental. Après une bonne douche chaude bien méritée, nous parcourons le village jusqu'au marché qui offre son lot de souvenirs aux voyageurs.
Le souper dans une pizzeria locale est excellent et bien arrosé de vin rouge (il nous a manqué jusqu'ici... alcool et altitude ne font pas bon ménage...). Le dodo dans un bon lit, à 21 heures, est le bienvenu! Demain: visite du Machu Picchu.
Samedi 23 avril 2011
Au réveil (5h45) il pleut! Aguas Calientes est une ville très humide réputée pour ses sources d'eau chaude. Notre guide Robert ne nous conseille pas d'y tremper... tous les voyageurs qui ne se sont pas lavés depuis plusieurs jours y trempent... L'offre de massage est omniprésente dans les panneaux publicitaires; c'est tentant, mais nous n'avons pas vraiment le temps, visite du site oblige!
Au déjeuner, la pluie a cessé. On refait nos bagages qu'on laissera en consigne à l'hôtel pour la journée. Le déjeuner est bon mais tôt (6h30). Nous quittons vers 7h pour prendre l'autobus qui nous amène au site du Machu Picchu.
À l'arrivée sur le site de "la cité Inca perdue", il y a beaucoup de monde (en haute saison, 2500 visiteurs par jour). On sait que la visite qui dure 2 heures demandera beaucoup de patience...
Nos genoux souffrent un peu en début de matinée de toutes ces marches à gravir puis à redescendre. Mais, très rapidement la magnificence du lieu nous enchante et nous fait oublier tous nos petits bobos.
Le soleil est de la partie, ainsi que la brume et les nuages en périphérie. Le tout donne un aspect "magique" au lieu. Que de grandeur! Que de beauté! Difficile à décrire et difficile à prendre en photo tellement la perspective est vaste.
À l'arrivée, la "Hutte du gardien du rocher funéraire" (nommée ainsi par le découvreur su site, monsieur Hiram Bingham en 1911)donne un bon aperçu de ce que devait être les habitations du site avec leur toit de chaume
Plusieurs travailleurs locaux s'affairent à nettoyer, tailler, arranger le site qui demande un entretien constant, la végétation florissante à cause de l'humidité ambiante voulant reprendre le dessus. Des lamas broutent paisiblement les terrasses. Elles font une belle job! Les minuscules mouches de sable sont partout. On ne les remarque que lorsque leurs piqûres commencent à démanger.
La visite s'effectue par un chemin à sens unique d'une place à l'autre. Nous tentons de rester groupés afin de bénéficier des explications de nos guides. Tout est magnifique: le Temple du soleil, unique édifice rond du site,les fontaines et les bains cérémoniels, les jardins, la carrière et la zone plus urbaine. Le Temple du soleil est fascinant à cause de sa fenêtre trapézoide et son autel qu'on peut observer de l'intérieur par le sommet. Sous le temple, une grotte naturelle contient un autel en forme d'escalier et des niches sacrées (le Tombeau royal).
La Place sacrée, le Temple aux trois fenêtres, la Maison du Grand prêtre sont caractérisés par une construction des pierres plus soignée. Le Temple du condor imite la tête du condor sculptée placée devant des rochers qui évoquent les ailes déployées de l'oiseau.
Sur le site, l'utilisation des pierres est fascinante puisqu'elle définissait la hiérarchie de ceux qui habitaient les lieux. Environ 500 personnes auraient résidé sur le site de façon régulière. Nos yeux ne sont pas assez grands pour tout voir et nos oreilles trop petites pour retenir toutes les explications de nos guides...
Des visiteurs tentent de caper l'énergie de cette pierre
Derrière nous, Le Wayna Picchu est difficile à monter et requiert, apparemment, de ne pas avoir le vertige.
Nous quittons vers 10h30 pour retourner par autobus à Aguas Calientes où nous attend un dîner au restaurant Hot Springs avant de récupérer nos bagages.
Le dîner est agrémenté de musique locale "live".
Une fois nos bagages récupérés, nous prenons le train vers Ollantaytambo.
Pendant le trajet en train, les employés de PeruRail nous ont diverti avec un "diable joueur de tours" et une parade de mode de vêtements d'alpaga. Très divertissant!
À la sortie du train, notre chauffeur et sa mini-fourgonette nous attend pour nous ramener à Cuzco (1h30 de trajet). La conduite automobile est assez périlleuse au Pérou. Les limites de vitesse et les arrêts ne sont pas respectés...
Arrivés à Cuzco, le chauffeur est ennuyé par la fermeture de la Grande place menant à notre hôtel. Il doit faire un grand détour parmi la circulation dense en ce samedi saint. Ce contre-temps nous permet de sortir de la zone touristique pour observer les péruviens et leur façon de vivre (boutiques locales, garages en pleine rue, petits commerces). Partout, la pauvreté! Les péruviens usent de débrouillardise pour survivre; vu sur le trottoir, une fillette et une balance pour peser les passants contre quelques "soles" (monnaie locale).
Cette femme jongle au milieu de la rue avec des couteaux!
À l'arrivée à l'hôtel Amaru, notre guide Ricardo nous quitte pour se préparer à un autre trek de 12 jours qui débute le lendemain. Les adieux sont chaleureux!
Un peu de temps libre nous permet de préparer nos bagages pour le grand retour et faire sécher nos effets encore humides (sac de couchage, bottes, etc.). Après une douche apaisante, nous allons souper dans un restaurant bien sympathique où nous mangeons très bien... comme d'habitude! Le dodo se fait tôt pour certaines... et plus tard pour certains qui ont préféré explorer les richesses de la nuit de Cuzco...
Dimanche 24 avril 2011
En ce jour de Pâques, le début de matinée libre permet à Hélène de me faire visiter ce que je n'ai pu voir la première journée: le marché, la cathédrale, les boutiques du quartier historique. J'en profite pour faire des photos de Cuzco.
Vers 10h30 nous partons en groupe visiter un fabriquant de bijoux. La visite est intéressant et nous permet de nous gâter un peu avec quelques souvenirs.
Nous dînons tous ensemble dans un café avant le grand départ vers l'aéroport. Claire et Marie-Laurence restent sur place quelques jours.
Nous quittons notre guide Robert à l'aéroport en lui souhaitant bonne chance dans tous ses projets. Encore une fois, beaucoup d'émotions!
Hélène fait le trajet Cuzco-Lima avec nous. Nous la laissons à la sortie de l'aéroport de Lima. Paul, François, Lynn et moi continuons vers Miami. François et Lynn restent quelques jours à Miami et Paul et moi filons vers Montréal.
Le trajet de retour s'est super bien déroulé. Paul et moi nous quittons à l'aéroport Montréal-Trudeau.
Le retour chez moi avec mon fils était bien étrange. On quitte le Pérou mais il reste dans notre tête et notre coeur!
Encore aujourd'hui, les nombreux pas et les paysages sont inscrits au fond de moi et j'espère qu'ils y resteront longtemps!
Réponse du Quizz: Paul a prononcé cette phrase et il ne parlait pas de ses cheveux...!
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire